La coupe du Monde vient de débuter en Afrique du Sud et la rancoeur que les Irlandais portent aux Bleus ne faiblit pas.
J’ai été contactée par le Parisien pour écrire un article sur comment les Irlandais vivaient le match France-Uruguay de vendredi soir dernier. Je suis allée au Sinnotts, un pub qui a wiffi ce qui m’a permis d’envoyer mon papier en direct. Je dois avouer que la situation était très stressante car je devais à la fois interroger les clients du Pub, prendre des photos et écrire !
La majorité des Irlandais qui m’a répondu souhaitait évidemment voir la France perdre. Certain avaient même parié sur sa défaite et d’autre portaient le T-shirt, ” Anyone but France”. C’était en effet très important pour eux d’être présents au Mondial 2010; c’était un moyen d’oublier la crise qui sévit durement dans le pays, de reprendre espoir… L’Irlande n’a en tout et pour tout participé seulement trois fois à la Coupe du Monde. En 1990, ils étaient parvenus à arriver en quart de finale ce qui avait plongé le pays dans une euphorie générale. Le pays entier avait arrêté de travailler et ceux qui était aller supporter leur équipe en Italie devait demander à leur famille d’envoyer de l’argent pour leur permettre de rester plus longtemps. La main volontaire de Thierry Henry a mis fin à ce rêve, voilà pourquoi ils lui en veulent particulièrement…
On m’a raconté que des employés de société de nettoyage seraient allés jusqu’à repeindre leur aspirateur “Henry” pour ne plus avoir à travailler avec un outil arborant le nom du tricheur français. Aussi, certaines compagnies utilisent cette rancoeur pour faire des campagnes marketing. Pizza Hut fait gagner des pizzas à chaque fois qu’un point est marqué contre les Bleus.
Pourtant, on peut tirer notre chapeau aux Irlandais. Certes, ils nous en veulent, mais beaucoup relativisent et admettent que le fameux coup de main aurait très bien pu être le fait d’un joueur irlandais. “Ca fait partie du jeu, c’est comme ça”, ai-je souvent entendu. Pendant le match, ils ont beaucoup huées la France mais une fois le match terminé, dont le résultat nul ne fait plaisir à personne, ils sont retournés à leur Guinness. La vie ne s’arrête pas pour autant.
